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Fates porter votre Nom par une maison dans le village des paysans

 

Publié le mardi 26 août 2008
Écrit Par Adrien AHANHANZO Glèlè Ingénieur Agronome

Description : Adrien AHANHANZO       Le fou de Lokossa, c'est le Docteur Vétérinaire Michel BABADJIDE, totalement inconnu au " sérail du changement ", mon expérience des hommes et des choses me dit que c'est très bien ainsi pour tout le monde, et pour " le Changement ", et pour le Dr Michel BABADJIDE !
Ce " fou " a dit au Préfet du Mono-Couffo, à la veille du 1er Août, que lui n'irait pas au " défilé de l'Indépendance ", mais qu'il sollicitait du Préfet, un espace de DEUX METRES sur DEUX METRES - donc 4m2 ! - sur le trottoir non loin du podium officiel, " pour une exposition "… On le lui accorda avec curiosité, il y installa un grillage cubique, avec à l'intérieur, une poule avec ses 48 poussins ! " L'Indépendance, c'est pouvoir pro-duire des poules avec plus de 40 poussins "… a-t-il écrit sur le panneau. Et c'est l'un des chefs d'œuvre de ce fou de Lokossa qui nous a baladés pendant plus de HUIT (8) HEURES dans " son système " dont on se doute facilement, et on le comprend, qu'il ne soit pas en odeur de sainteté dans " l'establishment du développement rural " !
Etudiant en Russie, il avait décidé qu'à la fin de son cursus universitaire, lui n'entrerait jamais dans la Fonction Publique. Parole tenue : il s'installa dans le Mono, commença par remettre en question toutes les certitudes et les méthodes de la formation reçue, et réadapta progres-sivement les choses, dans le contexte de ses environnements humain, social, anthropologique, biologique, etc… Je n'entrerai point ici dans le détail, les droits d'auteur imposent que dans notre partenariat qui a pratiquement commencé avec les deux repas que nous prîmes avec lui comme dans un pacte sacré, il dévoile chez nous, les quatre modules de la formation qu'il donne aux paysans qu'il encadre dans toute la région autour de Lokossa, et qui nous ont émerveillés par leurs réalisations, à l'image du Maître. C'est une toute autre dimension du développement lorsque vous vous trouvez en face de villageois élevant dans leurs propres entreprises-maisons, plus de trois cents (300) lapins, autant de poulets, des canards… et qui répondent à votre interpellation que même si quelqu'un venait les engager aujourd'hui pour leur donner un salaire de 100.000F CFA par mois, eux n'accepteraient pas ! Le voisin du Dr BABADJIDE, " un Monsieur à la retraite ", a été mordu par la proximité de ce vétérinaire bizarre, il s'est mis à faire un élevage de volailles, poulets, pintades, etc… Il ne vend pas ses produits, mais il n'achète plus de viande ou de poulet pour les repas de sa famille. Il nous a aimablement ouvert le portail de sa maison, quel mer-veilleux spectacle avons-nous vécu là avec ce beau caravansérail…
Le système Babadjidé, c'est l'élaboration de techniques sim-ples basées sur les lois universelles, la Physiologie et le comporte-ment animal pour produire, à partir de dix (10) poules locales, trois cents (300) poules vivants en six (6) mois !
Avec le Docteur BABADJIDE, la formation des villageois, qu'elle soit collective ou individuelle, n'est jamais gratuite : chaque villageois paye sa formation, de même qu'il paye les soins obligatoires, la provende, jusqu'au moment où il pourrait se les fabriquer lui-même : en attendant, le système s'organise pour que les villageois formés ne manquent jamais, ni des produits vétérinaires, ni de la provende…
Nul n'étant prophète chez soi, ce sont les pays étrangers qui profitent du système de formation Babadjidé : la FAO ayant découvert l'homme, ses réalisations, la philosophie et les méthodes de ses interventions, a décidé de l'utiliser comme Consultant : c'est ainsi qu'il va procéder à la formation des villageois OU à la formation des formateurs au Burkina Faso, au Congo, au Gabon, en RDC, etc… il part parfois pour trois (3) mois, parfois cinq (5) mois !...
Oui, Michel BABADJIDE est connu dans son pays, dans le Ministère qui s'occupe des questions de l'élevage ; oui, il est connu dans le CARDER du Mono… Oui parfaitement, il est UNE des réponses vivantes  à la question essentielle que Boni YAYI a posée aux quelques SIX CENTS (600) Cadres du Développement Rural un certain jour qu'il les reçut dans la Salle du Peuple de la Présidence de la République… question à laquelle ils n'ont jamais répondu, se contentant de produire un document inutile où l'on se préoccupe de création de filières et de réalisation de Programmes évalués à près de 600 Milliards de nos francs… La crise alimentaire anachronique et intempestive que nous vivons actuellement, vient aussi de ce que les hommes comme le Dr Michel BABADJIDE - ils sont des milliers dans toutes nos Administrations et dans toutes nos Régions! - ne sont jamais là où les décisions qui sauvent sont prises : c'est toujours les médiocres, la canaille, les corrompus, les ignorants, les analphabètes, qui encrassent les allées du pouvoir et empêchent tout changement de s'opérer pour le bonheur de l'homme…
C'est mon jeune frère et ami, le Professeur Kogblévi AZIADOME, qui, pour l'enregistrement d'une émission à l'ORTB, m'a fait écourter mon séjour à Dogbo, son village natal comme je le découvrirai plus tard, ce que finalement je ne regretterai pas, convaincu que décidément non, il n'y a point de hasard dans nos rencontres, dans nos vies, dans nos actions…
C'est au cours de cet enregistrement que je tombe sur un Jérôme CARLOS absolument défait au plus bas de lui-même… " Le pays Va mal, me confie-t-il… Il faut faire quelque chose ! "… Et je lui raconte avec l'enthousiasme qui m'habite toujours en dépit des turpitudes des hommes de mon pays, l'espérance qui consume " les fous " que je viens de rencontrer dans le Mono-Couffo et qui est la meilleure preuve que nul ne doit baisser la garde !… son rayonnement brusque et son insistance m'ont fait prendre ma plume pour ce partage de bonheur…
Ceux qui font la grève se trompent de combat, de cible, d'adver-saires ; ils organisent la misère du peuple, ils feraient mieux de réfléchir : c'est beau, le Bénin, c'est idyllique !... Ce ne sera jamais la Mauritanie, jamais le Zimbabwé, jamais le Kenya où il a fallu une guerre civile avec plus de mille morts et des milliers de déplacés pour une " simple " élection présidentielle qui n'a même pas abouti ! Ce ne sera même pas le Sénégal où des journalistes sont tabassés en plein stade au cours d'un reportage, et où des locaux de journaux privés sont saccagés par de gros bras venus on ne sait d'où… La liberté ? Bien sûr : toute VRAIE liberté implique des responsabilités. Et puis, il y a une hiérarchie des libertés : la liberté pour les syndicats de faire la grève doit-elle induire pour les populations innocentes, la fatalité de mourir, faute de soins, pour des citoyens du même pays ? Il y a dans l'air quelque part, du non-assistance à personnes en danger ! Et je ne dis que ça. Le cynisme qui consiste à " cesser le travail " trois (3) jours de la semaine, à faire semblant d'aller au boulot le lundi et le vendredi, et à laisser moisir dans les commissariats ou dans des prisons engorgées, des citoyens dont tous ne méritent peut-être pas une privation de liberté… faire tout cela et aller tendre la main à la fin du mois pour EXIGER un salaire complet, même celui des jours de grève ! Il y a quelque chose de totalement pourri et de puant dans nos mœurs !...
Il nous faut sortir définitivement de ce système de mensonge, d'escroquerie morale et intellectuelle, pour devenir des hommes libres, responsables et respectables… si nous en sommes encore capables… L'excellent petit livre de l'Abbé Rodrigue Gbédjinou, " Le Changement, Idéologie ou Réalité ", mériterait d'être lu, analysé, intériorisé par la plupart de nos Compatriotes de tous bords, de toutes conditions, mais singulièrement par ceux qui nourrissent l'ambition de jouer un rôle dans la société et de compter. " Cet essai politique " comme il le désigne lui-même, va chercher dans des profondeurs insoupçonnées, mais absolument évidentes, les racines de nos éventuelles résistances au vrai Changement : et les résistances au Changement, ce n'est pas seulement à l'Assemblée Nationale et dans les Administrations corrompues, fainéantes, antidévelop-pement, mais c'est aussi dans les Ministères ou dans des lieux insoupçon-nables. Une Société, un Système, un Régime où des hommes des profils technique, moral, éthique de Jérôme Dandjinou peuvent être facilement limogés de grandes et hautes fonctions requérrant le Changement… Oui, il y a problème !... Tout cela interpelle nos consciences de Patriotes !...
Par Adrien AHANHANZO Glèlè Ingénieur Agronome

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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